Fédération de l'Allier
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Décryptage – Emplois d’Avenir : un « avenir » pour les jeunes

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Avoir entre 16 et 25 ans en 2013, être sorti du système scolaire sans ou avec très peu de qualification et vouloir entrer sur le marché du travail ….. tout un programme…. C’est l’objectif des emplois d’avenir mis en place par le gouvernement et qui traduisent l’engagement fort de François Hollande en faveur de la jeunesse. L’ambition : créer 100 000 emplois d’avenir dès 2013 et 150 000 d’ici 2014. Les emplois d’avenir doivent permettre à un jeune peu ou pas qualifié de penser plus sereinement à son avenir.

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Alors que la société française fait face à un chômage de masse depuis trois décennies, les moins de 25 ans sont particulièrement frappés avec un taux de chômage supérieur à plus du double de la moyenne nationale (26 % pour les 15-24 ans) et qui peut même atteindre 40 %, 50 % voire plus dans certains quartiers difficiles. Dans l’Allier, la part des demandeurs d’emploi de moins de 25 ans a augmenté de 10 % en un an.

Exclus du marché du travail

Devant la gravité de cette situation, l’action doit être prioritairement menée envers les jeunes sans qualification pour qui l’accès au monde du travail est très difficile : 150 000 jeunes sortiraient, chaque année, du système scolaire sans diplôme. Moins du tiers d’entre eux trouvent rapidement un emploi durable. Pour les autres, ce sont souvent plusieurs années de précarité avec une alternance de « petits boulots », de stages peu ou pas rémunérés, de missions d’intérim et de périodes de chômage.

Offrir une première expérience…

Engagement fort du Président de la République, les emplois d’avenir proposent une solution nouvelle aux jeunes peu ou pas qualifiés en leur offrant la possibilité d’une première expérience professionnelle accompagnée d’une formation :

  •  un dispositif qui s’inscrit dans la durée pour les jeunes concernés : c’est un CDI ou un CDD de 1 à 3 ans à temps plein donc un emploi et une véritable expérience professionnelle ;
  • une aide de l’État par emploi à hauteur de 75 % de la rémunération brute au niveau du SMIC pour le secteur non marchand ;
  • un programme ambitieux qui repose sur la mobilisation et la coordination de tous les acteurs de terrain concernés : État, collectivités, associations, service public de l’emploi…

Aux jeunes les plus éloignés de l’emploi

Il s’agit des jeunes sans emploi âgés de 16 à 25 ans au moment de la signature du contrat (jusqu’à 30 ans pour les travailleurs handicapés) soit sans qualification, soit peu qualifiés et rencontrant des difficultés particulières d’accès à l’emploi. A titre exceptionnel, le dispositif est ouvert jusqu’au niveau bac +3 pour des jeunes habitant en zone urbaine sensible ou en zone de revitalisation rurale, sous certaines conditions.

En ciblant les jeunes les plus en difficulté, l’objectif du gouvernement est clair : éviter les « effets d’aubaine », c’est-à-dire que les emplois aidés ne viennent se substituer à d’autres emplois existants. C’est un des gages de l’efficacité du dispositif.

D’abord dans le secteur non marchand

Les emplois d’avenir sont prioritairement tournés vers le secteur non-marchand, auprès notamment des collectivités territoriales, des associations et des entreprises d’insertion, dans des domaines tels que le développement durable, l’aide à la personne, l’économie sociale et solidaire.

Si le dispositif n’est pas d’abord conçu pour le secteur marchand, où il existe d’autres leviers pour l’insertion des jeunes comme le contrat de génération, des emplois d’avenir peuvent être signés dans des entreprises relevant de secteurs identifiés comme prioritaires au niveau régional.

La formation au cœur du dispositif

Assurer l’insertion professionnelle, c’est garantir que les femmes et les hommes recrutés en emploi d’avenir acquièrent des compétences nouvelles : tout employeur recrutant des emplois d’avenir s’engage à assurer aux bénéficiaires un tutorat pendant toute la partie de son contrat et un parcours de formation réel et sérieux.

Si l’originalité de ce contrat est la mise en place d’un parcours de formation aux jeunes, ce contrat est très encadré et le futur employeur ne sera pas seul, il sera accompagné dans sa démarche par Pôle emploi, les Missions locales et Cap emploi. L’objectif, c’est que le parcours de formation apporte une réelle plus-value à la plupart de ces jeunes en manque de qualification. En somme, le jeune entré avec peu sur un emploi d’avenir doit ressortir avec plus.

Initiative intéressante enfin à signaler et à encourager, le centre de gestion de l’Allier a lancé une convention permettant aux petites communes du département, qui ne peuvent pas embaucher seules un emploi d’avenir, de le recruter tout en partageant son temps de travail entre plusieurs communes.

Signer un emploi d’avenir pour un employeur, c’est permettre à un jeune d’accéder à un emploi (un vrai !), d’avoir un réel parcours de formation, un accompagnement dans l’emploi grâce au tutorat. C’est apporter à la fois un salaire, une expérience professionnelle et une qualification…. et créer l’avenir.

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